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(Louis Tomlison) eliot ∞ l'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur. mais avec toi, je me sens capable de prendre ce risque.

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▐ AGE : 23
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▐ DATE D'ARRIVEE : 12/01/2015
▐ OCCUPATION : Vendeur dans le magasin de William
▐ LES SENTIMENTS : Amoureux de son Willam, en couple avec lui et fiancé depuis le 14 février 2015 ♥
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MessageSujet: (Louis Tomlison) eliot ∞ l'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur. mais avec toi, je me sens capable de prendre ce risque.   Lun 12 Jan - 11:51

   Keith Eliot Thompson • 20 ans • Vendeur dans le magasin de William • Louis Tomlinson
   
DATE DE NAISSANCE ☎ 19 août 1994 ; LIEU DE NAISSANCE ☎ Paris, France ; ORIENTATION SEXUELLE ☎ Hétéro + William ♥ ; SITUATION PERSONNELLE ☎ En couple ; GROUPE ☎ Une famille très moderne ; CRÉDITS ☎ Bazzart, Tumblr, LJ.
   


   DIS-NOUS EN PLUS SUR TOI
père PDG, très souvent absent pour le travail • mère impossible à vivre : ne fait rien à la maison, aime aller à des soirées et rentrer totalement bourrée, totalement folle, trompe régulièrement son mai – même si seul lui pour la rendre moins exécrable • il ne les a jamais appelé papa et maman • il n’a aucune attache vis-à-vis d’eux • il a toujours refusé ton contact physique affectueux de la part de sa mère, car elle avait essayé de le toucher lorsqu’il avait 8 ans • il ne parle jamais avec son père • les repas en famille se font tous les dimanches midi sans exceptions, personne n’ayant jamais manqué un seul repas : froid, silencieux, et quand la mère dit quelque chose, l’ambiance devient lourde et il a de plus en plus de mal à ne rien dire, ne pas explosé • il a toujours mangé seul le reste du temps, dans un silence profond • il est très autonome, sait faire à manger, la lessive, le ménage etc.. • l’attachement n’est pas pour lui • il n’a jamais vraiment eu d’amis, juste quelques camarades de classe avec qui il parlait de temps à autre • fume par période, de peu à énormément selon la situation actuelle • il a un charisme non négligeable bien qu’il ne parle pas beaucoup • il est invité à toutes les fêtes et sort beaucoup, sans tomber dans l’excès d’alcool en apparence • il boit énormément, seul, dans le noir, enfermé dans sa chambre, a en être ivre mort parfois • il se drogue aussi par période, souvent proche de l’excès • il ne laisse rien paraître aux yeux des autres • impulsif, il démarre aux quarts de tour parfois sans pour autant devenir violent dans ses gestes, mais ses mots sont tranchants • il se moque du regard des autres • il ne regarde pas les gens dans les yeux, il les trouve inintéressant pour prendre la peine de lire en eux • il a eu sa première fois à 15 ans et il n’a qu’eu des conquêtes d’une nuit, des filles, et il partait immédiatement après l’acte, sans regrets, se fichant de ce qu’elles puissent penser, mais il n’a jamais eu d’étiquette de connard ou de tombeur • il ne connaît pas les notions : amitié, amour, attachement, futur • il ne sait pas ce qu’il veut faire plus tard • sa seule passion est la musique, son seul refuge • il sourit rarement et personne ne l’a entendu rire, ni pleurer • il a souvent pensé à mettre fin à sa vie, mais il se dit qu’être en vie se révélait être plus intéressant, ça faisait complètement chier sa mère et il s’en amuse • il travaille depuis ses 16 ans sans que ses parents ne soient au courant et il a un lourd compte en banque • ses notes ont toujours été excellentes et il a toujours préféré discuter avec les profs – qu’ils regardent dans les yeux, eux – que ses camarades de son âge.
   


   DÉCRIS-NOUS TA FAMILLE
Vous avez dit « famille » ? Avec un « père » PDG toujours absent et une « mère » ayant toujours un fort taux d’alcool et de drogue dans le sang, je ne vois pas bien où ce concept à sa place. D’ailleurs, je ne les ais jamais considéré comme des « parents ». Quand je voyais les autres enfants qui sautaient au coup de leur parent à la sortie de classe, qui les appelaient pour leur dire à quel point ils les aiment et on hâte de les revoir, alors que je rentrais seul jusqu’à ma maison où je me retrouvais éperdument seul, j’aurais pu avoir de quoi être jaloux. Mais parfois, quand j’étais petit, il y avait une femme qui m’attendait : Emma, ma gouvernante. Peut-être la seule à qui je me suis attaché dans ma vie. Elle en valait plus le coup que tout le reste du monde. Elle m’a appris plus sur la vie que personne d’autre. Mon pilier, celle qui m’a fait grandir alors que je n’étais qu’un petit garçon. Elle représentait ma seule famille. Les deux « adultes » que l’on nommait être mes « parents » ne l’ont jamais été à mes yeux. Jamais je n’ai prononcé « maman » ou « papa ». Celle qui se fait dire être ma « génitrice » a osé poser sa main sur moi, alors que je n’avais que huit ans. Est-ce normal ? Absolument pas. Je ne les déteste pas, je n’en suis pas capable, car je ne connais pas le sentiment adverse qu’est l’amour. Alors disons juste qu’ils me sont indifférents. Complètement indifférent, même si je viens chaque dimanche au repas de midi. Une vieille coutume qui risque de voler en éclat d’ici peu. Le seul « lien » que j’ai encore avec eux, ma « famille ». Depuis mon départ de Paris, je ne les ai plus jamais vu. Ils sont essayés de rentrer en contact avec moi, mais je fais en sorte de brûler mes traces. Je ne veux plus d'eux. Ma famille, c'est mon petit ami William et sa fille Louanna. On me dit que l'on ne choisit pas sa famille et bien moi, je l'ai fait et j'en suis heureux.
   


   
   DERRIÈRE L'ECRAN

   
PSEUDO ☎ Lou' ; AGE ☎ 21 ans ; OU AS TU CONNU LE FORUM ? ☎ Mon Chaton ♥ ; UNE REMARQUE ? ☎ Je suis heureuse de retrouver la deuxième version ** ; CONNEXION ☎ 6/7.
   

   
   
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MessageSujet: Re: (Louis Tomlison) eliot ∞ l'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur. mais avec toi, je me sens capable de prendre ce risque.   Lun 12 Jan - 11:51

   STORY OF MY LIFE
   


    La fin du début

« Avoue-le ! Tes déplacements, tes heures supplémentaires de travail, tes réunions … Toutes ces conneries, c’est parce que tu te tapes ces pouffiasses qui te tournent autour, hein ! »

La gifle vola et claqua cinglement sa joue. Mes yeux s’écarquillèrent à ce geste, alors que je posais ma main sur ma bouche pour ne pas faire de bruit, caché dans le haut de l’escalier, regardant une femme hurler sur un homme depuis un peu plus de dix minutes. L’imposant homme d’environ trente ans venait de lui envoyer sa main sur sa joue, alors que – jusque là – il avait été calme, la regardant sans énervement. Il devait être environ deux heures du matin, la neige tombait en de magnifiques flocons dehors et je venais de me réveiller à cause des cris de cette folle. Dingue. Tarée. Alcoolique. Bourrée. Droguée. Celle que l’on nomme « ta maman » alors que je ne la considère comme rien de tel. Certes, elle est la femme qui m’a donné la vie, mais elle ne m’avait jamais rien donné. Pas d’amour, pas de tendresse. Absolument rien. Un triste constat alors que je n’avais que sept ans. Une gouvernante avait pris soin de moi jusqu’à hier. Date à laquelle cette hystérique à craquer et l’a foutu dehors, ayant trop bu et trop fumé pour se rendre compte qu’elle jetait dehors celle qui s’occupait de toute la maison. Quelques goutes salées avaient coulés sur mes joues lorsque j’avais regardé cette adorable jeune femme s’éloigner dans le froid tranchant de l’hiver. Elle avait été la seule à me faire sourire, à me faire rire. A me faire être ouvert au monde extérieur, même enfermé dans cette prison que l’on appelle « maison ». Et me voilà seul, avec ces deux « adultes », sans aucun moyen de m’en échapper.

« On en parlera demain »

Telles avaient été les seules paroles de celui que l’on dit être « mon père ». Son regard se levait vers l’escalier. Vers moi. Mon cœur fit un bon. Normalement, je devrais me lever et déguerpir de là, sous peur de me prendre une claque ou une fessée. Sauf qu’aucune des personnes de ce « couple » n’a jamais levé la main sur moi. Absolument jamais. Je doutais que ce soit aujourd’hui que cela change. Ses yeux ne me quittèrent pas, alors que ceux de « sa femme » me fixèrent aussi. Aucun mot ne fut échangé et l’homme quitta mon regard pour prendre celle qu’il « aime » dans ses bras. Celle-ci se laissa aller et j’entendis de lourds sanglots. Elle l’avait mérité. J’espérais que son « mari » la trompait vraiment pour qu’elle soit aussi seule qu’elle me l’imposait à présent. Oui, à sept ans, je pensais déjà à tout cela. Ma gouvernante m’avait appris la vraie vie, la réalité à laquelle on est confronté si jeune qu’il faut ne pas avoir cette surprise qui nous déboussole et nous rend totalement naïf, candide, trop gentil. Cette femme – Emma – avait été pour moi, la mère que je n’ai jamais eu. Une personnalité forte, douce, attentionnée qui m’a marqué pour toujours dans ma courte vie. Grâce à elle, j’ai pu affronter les nombreuses situations de mon futur. Et je la remercie chaque soir avant de m’endormir.


    Le début de la fin

La porte venait de se claquer. Un an après la dispute, la situation n’avait pas évolué. La femme qui venait de rentrer buvait toujours autant et se droguait plus fréquemment. L’homme à qui elle avait fait face revenait moins souvent encore. Moi, je grandissais petit à petit et je venais d’être scolarisé par mon « père », trouvant que rester sans cesse à la maison n’était pas convenable pour un garçon de huit ans. J’avais compris que c’était juste pour me faire subir le système dans son intégralité : système scolaire, hiérarchique, social, … Me mettre des bâtons dans les roues alors que je n’avais pas besoin de tout cela. Le professeur me laissait de côté, ne me comprenant pas et ne cherchant pas à le faire. Pourquoi perdre son temps avec moi, après tout ? Mais cela était un autre épisode. Pour le moment, la folle venait de rentrer. Il était près de vingt-deux heures et vu son état, n’importe qui devinerait très bien qu’elle avait passé toute la journée à se ravager au bar du coin. Ses vêtements débraillés me firent savoir ce que je savais déjà : elle faisait du tapin.

« Heyyyy » dit-elle en se rapprochant de moi alors que je lisais, assis sagement sur le canapé devant un feu de cheminée. « Mon petit bébéééé » Mon sang se glissa lorsqu’elle se vautra à côté de moi, près. Beaucoup trop près. « Laisse-toi faire, mon chéri »

Lorsque sa main se posa sur ma cuisse et qu’elle remonta, mon livre vola dans sa tête et je me précipitais dans la cuisine, sortant un couteau de cuisine pour le pointer vers elle alors qu’elle m’avait couru après. Cette vieille peau m’avait touché. Et rien d’innocent, je le savais. Mon instrument braqué sur elle, mes yeux se remplissaient de haine, de colère, de dégoût. Tout ce que j’avais toujours ressenti pour elle. Son rire ne me déconcentrait pas et je ne me ferais pas prier pour lui faire de mal. Son regard fixait le mien et je voyais mes prunelles reflétées dans les siennes. La même couleur. Sauf que dans les siens, il y avait cette lueur de folie, alors que les miens se trouvaient rempli de rage. Ce soir là, elle avait reculé et elle avait pris la direction de sa chambre pour aller s’effondrer de fatigue. Depuis ce soir, je dormais avec ce couteau sous mon coussin. Je n’en avais jamais parlé à celui qui prétend être mon « père ». Pourquoi faire ? Je ne faisais pas partie de cette famille, il n’était rien pour moi. Absolument rien du tout.


    La méfiance de la confiance

« (…) Ce gosse ne sert à rien. A part avoir des bonnes notes, et encore il doit sûrement tricher, il ne sait rien faire. Il n’a pas d’amis et il ne parle jamais. Il ne sert à rien du tout (...) »

Dimanche midi, l’année de mes treize ans. Ma « génitrice » avait commencé sa tirage il y a plus d’un quart d’heure et elle n’était pas prête de s’arrêter. Mangeant tranquillement et silencieusement, mon « paternel » se disait rien. Je me demandais parfois s’il l’écoutait. Cela faisait deux jours entiers que tous les deux restaient dans la maison et ce changement d’habitude me déplaisait totalement. L’homme faisait à manger et la vaisselle, et il avait obligé la jeune femme à faire les lessives et le ménage en général. Résultat des courses : la vaisselle était mal nettoyée et mal rangée, la bouffe était infecte, des vêtements à moi ont déteint ou sont devenus trop petits, et la poussière s’accumulait à certains endroits de la maison. De quoi me rendre dingue. Mais je ne disais rien. Cela faisait cinq ans que ça dure. Depuis qu’elle a osé me toucher. Ses mots me passaient au-dessus de la tête et je jouais avec ma nourriture qui me tuerait plus que de me remplir l’estomac.

Ce que cette idiote ne savait pas, c’était que je n’avais jamais triché. Les professeurs se révélaient être fiers de moi et tout ce qu’il y a de plus compréhensif quand je ne parlais pas trop. D’ailleurs, je les trouvais plus intéressant que mes camarades de classe. Je ne m’étais jamais fait d’amis. Il y a deux ou trois personnes auxquelles je parlais parfois pour les cours ou quand il faut travailler à plusieurs, mais rien d’exceptionnel. Aucun d’eux ne comprenait ma manière de vivre. Ce n’était pas mon problème, après tout. Si personne ne cherche à comprendre une personne, pourquoi devrais-je essayer de leur prêter la moindre attention ? Jamais je ne les avais regardés dans les yeux. Ceux-ci sont le miroir de l’âme et je me fichais de ce qu’il y avait en eux. Et je ne voulais pas qu’ils voient ce que je garde en moi, tout ce que je ne montrais jamais et qu’ils ne devaient pas être au courant. Sous aucune façon.


    La confiance à la méfiance

« Tu es tellement mystérieux » soufflait une voix près de mon oreille, me faisant sourire.

Un sourire si rare qu’elle ne pouvait retenir le sien. Ses lèvres se posèrent délicatement sur les miennes, alors qu’elle entrelaçait nos mains ensemble. Nous étions le soir de mes quinze ans, ensemble, dans la grande maison vide dans laquelle j’habitais depuis bien trop de temps. Le prénom de la jeune fille qui se trouvait assise à califourchon ? Ce n’est pas important. Rien n’en a. Si je faisais attention au détail, ma vie ne serait pas la même. La seule information à retenir sur elle est qu’elle a un air tout à fait angélique. Son regard croisait le mien et le soutenait sans aucun problème. Elle lisait en moi autant que je pouvais le faire en elle. Oui, je lui avais accordé une certaine importance. Pour autant, elle ne l’utilisait pas en mal et ne s’en ventait pas. Même si je sais qu’elle se sentait heureuse de m’avoir attiré vers elle, l’un comme l’autre, nous savions que ce n’était que pour un court moment dans notre vie où nous serions aussi proches. Notre baiser s’enflammait alors que nos mains devenaient plus baladeuses. La suite de la soirée n’avait rien de fantastique, bien que ce soit notre première fois, à tous les deux. Chacun de nous savait que demain, la vie suivrait son cours et que nous ne nous verrions plus. Plus jamais. Quelle importance ? Vers quatre heures du matin, je la sentis se défaire de mes bras, se rhabiller et partir après avoir embrasser ma joue. Aucun attachement, aucun mot doux, aucune promesse. Trouver une personne qui à les mêmes notions que soi est souvent appelée « âme sœur ». A tort, je pense.

« Tu n’es qu’un idiot ! Tu n’as pas de cœur ! »

Telles furent les mots que j’entendis après chaque acte. Des filles différentes, jamais deux fois la même. Pourquoi faire ? Ce serait prouver un attachement, qu’il soit sentimental ou sexuelle. Très mauvaise idée. Elles disaient toute ça, mais le lendemain, une fois en cours, elles gardaient ce petit sourire timide en me saluant, comme si de rien n’était. L’être humain restait un mystère pour moi, autant que j’en étais un pour lui. Beaucoup disaient que mon physique et mon charisme se trouvaient à la base d’une si grande émulsion d’hormones féminines. Je ne faisais que sourire lorsque j’entendais ces paroles. Chacun d’entre elles savaient à quoi s’attendre avec moi. Attachement, amitié, amour, futur. Tant de mots qui n’ont aucune signification à mes yeux. De cette façon, à la question de tour professeur : « Que veux-tu faire plus tard », je n’avais jamais su quoi répondre. Pour les satisfaire, je répondais « Comme mon père ». Une réponse qui les rendait tous euphorique et fiers de moi. Aller dans le sens de l’Homme peut être vu comme de la facilité. Pour moi, c’était une manière de le rendre juste plus faible.


    Le travail rend libre

« Hé gamin, on t’attend pour décharger le matos ! »

Acquiesçant, mes devoirs furent poussés de côté alors que je rejoignais mon patron. Seize ans et je venais de décrocher un travail. Le plus simple aurait été de travailler dans un bar, mais sachant que ma « mère » y passe toutes ses journées et ses nuits, cela n’avait pas été possible. Alors j’avais du trouver autre chose. Me voilà embaucher dans le bâtiment : décharger du matériel, charger le reste, aller chez des professionnels pour donner un coup de main … Tout le monde y gagnait. Mon patron n’avait jamais un « môme aussi débrouillard et lui ramenant autant de clients » et moi je gagnais un salaire qui ferait pâlir plus d’un adulte. Des longues heures de travail à parfois faire des choses que je ne connaissais pas, mais je ne rechignais jamais. Passant mes journées – voire parfois mes nuits – au travail, je ramenais de quoi faire patienter le temps quand nous attendions une livraison. Grâce à mon patron, j’avais pu ouvrir un compte en banque qu’il gérait pour moi sans aucun problème jusqu’à ce que je sois majeur, et qu’il me donne la main pour gérer la somme qui s’accumulait mois après mois.

La musique mise en fond, le travail ne pouvait être que meilleur. Mon patron avait très vite vu que si une mélodie s’élevait dans les airs, ma motivation n’en était que plus grande. La plupart des gens se déconcentrent avec celle-ci. Moi, elle me donnait un rythme dans mon travail, dans ma vie. Mon seul refuge. La musique adoucit les mœurs, elle rendait de l’espoir dans la vie. Qu’elle soit classique comme du Weber, rock comme les Beatles ou spirituelle comme Bob Marley, elle permet une ouverture de l’esprit. Le jugement et les critiques n’ont plus lui d’être. Fermer les yeux, se laisser entraîner et sentir son cœur battre sur le même tempo, voilà la clé du bonheur.


    La liberté me travaille

Ivre mort, la bouteille de whisky venant de s’échouer au sol, la seringue à peine retirée de ma peau, je venais à peine de rentrer d’une soirée agitée qu’il fallait que je pense à autre chose. Alors j’avais vu mes premières gouttes d’alcool en rentrant, m’échouant lamentablement sur mon lit, regardant par le velux les étoiles de plus en plus troubles. Troisième fêtes en deux jours et il fallait que j’évacue tout ce que j’avais en moi. Une clope accrochée aux lèvres, je la sentais bientôt terminée et proche de rejoindre la bouteille par terre. Dans un mouvement des plus lents et lourd, je venais l’écraser dans mon cendrier avant de laisser mon bras s’écrouler. Mon ventre se tordait de douleur sous la quantité que j’avais ingéré, ma tête explosait sous le mélange toxique je faisais et mes yeux voyaient à la fois troubles et des nouvelles choses inconnues, incompréhensibles. Les cigarettes s’enchaînaient en ce moment, l’alcool aussi et la drogue, j’en passe. Il y a une semaine, j’avais eu dix-huit ans. Mon compte en banque m’appartient, mon avenir m’appartient aussi. La majorité, enfin. Un large sourire se dessinait sur mes lèvres en y pensant.

Los Angeles. Mes billets venaient d’être pris et dans un an, je me barrais d’ici. Pourquoi pas demain ? Tout simplement parce que je ne serais pas en état et il me fallait profiter un peu de la vie que l’on m’a pris. Alors je fumais, je me droguais, je buvais et je sortais. Au bord de l’overdose et du coma éthylique par période, j’avais passé cette longue année à vider mon compte tout en le remplissant toujours plus. Ces excès par intermittence ne se voyaient pas. Arriver à cacher au monde entier ce que je ressentais, ce que j’éprouvais se relevait être ma plus grande satisfaction. Parfois, les gens qui m’entouraient me trouvaient étranges, étant depuis toujours très impulsif, mais ne l’ayant jamais remarqué. A leur soulagement, ce n’était pas de mes poings que je devenais violent, mais avec mes paroles. Tranchantes. Claquantes. Froides. Certaines aimaient cette franchise, d’autres parlaient de moi comme si j’habitais un démon. Des paroles, des paroles et aucun acte. Si je leur disais réellement ce que je ressentais, que tous les jours en rentrant chez moi à pieds, je regardais les voitures et les camions passés, ayant terriblement envie que l’un d’eux m’écrasent, m’ôtant une vie qui me filent entre les doigts. Seulement, je me refusais à le faire. Voir ma « génitrice » se décrochée la mâchoire en me voyant vivant, heureux et plein de vivacité la rendait encore plus folle qu’elle ne l’était déjà. Une satisfaction personnelle si grande qu’elle devenait jouissante.


    Le voyage de ma vie

L’avion venait d’atterrir à l’aéroport LAX de Los Angeles. Une valise m’attendait sur les tapis roulant. Prenant une grande inspiration en sortant du bâtiment avec mon bagage, un léger sourire se glissait sur mes lèvres en voyant le soleil rayonner de plus belle. Ce changement d’endroits et de climat ne me faisait pas peur. Pas plus que les longues heures d’avion et de décalage horaire que j’avais dans les jambes. Un studio m’attendait déjà et j’avais hâte de m’y installer. Prenant la route avec un taxi, j’admirais les lieux, me sentant tellement mieux ici. Cependant, je ne changerais pas pour autant. Rester le même m’avait permis de survivre jusqu’ici. Ne jamais regarder quelqu’un dans les yeux, sourire rarement, vivre à mille à l’heure, tout ça me plaisait et restait en moi. Non, je ne fuyais pas ma famille, ni mon passé. Tous les weekends, je devais y retourner pour le fameux repas du dimanche midi. Je n’avais rien dit sur mon départ. Absolument rien. Personne ne s’inquiéterait et le repas du dimanche midi ne dura plus très longtemps. Ma « mère » avait fait une énorme connerie avant que je parte et depuis, mon « père » restait avec elle pour régler cela. Mais tout ça ne m’importait pas du tout. Je pouvais enfin vivre loin d’eux et je me sentais déjà mieux. Beaucoup mieux. Tomber amoureux ? Etre en couple ? Me marier ? Je n’y avais jamais pensé, et je ne suis pas venu ici pour cela. Le coup de foudre n’existe pas et l’attachement n’a pas de place dans ma vie. Personne ne pourra changer cela … Quoique.


    Ma vie prend tout son sens

J'ai rencontré William. Mon patron. Un simple rendez-vous qui a découlé sur une histoire que je n'aurais jamais soupçonné. Évidemment, ça n'a pas été simple, mais désormais, nous sommes ensemble. J'habite avec sa fille et lui et nous sommes plongés dans un bonheur total. Le jour de la St Valentin, ça fera un an et j'en suis comblé. Notre bulle d'amour ne déchante pas. Je l'aime et je l'aimerais pendant au minimum le reste de ma vie. ♥


   
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MessageSujet: Re: (Louis Tomlison) eliot ∞ l'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur. mais avec toi, je me sens capable de prendre ce risque.   Lun 12 Jan - 11:54
Bienvenue et bonne chance pour ta fiche :)
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MessageSujet: Re: (Louis Tomlison) eliot ∞ l'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur. mais avec toi, je me sens capable de prendre ce risque.   Lun 12 Jan - 12:08
Merci

EDIT ; J'ai fini ma fiche
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MessageSujet: Re: (Louis Tomlison) eliot ∞ l'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur. mais avec toi, je me sens capable de prendre ce risque.   Lun 12 Jan - 18:46
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MessageSujet: Re: (Louis Tomlison) eliot ∞ l'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur. mais avec toi, je me sens capable de prendre ce risque.   Lun 12 Jan - 19:43
Merci beaucoup

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MessageSujet: Re: (Louis Tomlison) eliot ∞ l'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur. mais avec toi, je me sens capable de prendre ce risque.   Lun 12 Jan - 21:59


Bravo tu es validé
Et voilà, tu as fait le plus dur, tu peux enfin jouer sur notre forum ! Mais avant cela on va te demander deux trois petits trucs ! Déjà, merci de remplir ton profil, avec le lien de ta fiche, tes infos etc, ça fait plus sympa et ça permet en un clin d'oeil de savoir l'essentiel ! Ensuite recense ton avatar et ton prénom. Ensuite pour te faire pleins de liens poste ta fiche de liens. Pour t'amuser tu peux aussi poster ton téléphone. Ensuite pour débuter le rp sans partenaire précis, tu as plusieurs façons évoquées ICI. Si tu as une idée de lien et que tu aimerais créer un personnage c'est ICI. Plus besoin de te créer un logement, expliqué par là. Pour finir, ajoute les liens dans ton profil, phone, fiche de liens etc, afin d'aller plus vite, plus pratique non ? Nous te souhaitons un bon jeu à présent !



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MessageSujet: Re: (Louis Tomlison) eliot ∞ l'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur. mais avec toi, je me sens capable de prendre ce risque.   Lun 12 Jan - 22:55
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