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just give me a reason (jamie)

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▐ AGE : 27
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MessageSujet: just give me a reason (jamie)   Mar 3 Fév - 16:07
La musique bourdonne dans les enceintes de ce club plein à craquer. L’air est à peine respirable, entre la fumée des cigarettes, les odeurs de parfums plus ou moins subtiles des femmes présentes qui se mélangent en un nuage nauséabond, tu maudis le fait de ne pas avoir prévu de médicament contre le mal de crâne parce que tu sais qu’il t’attend au tournant. Alors tu vas au bar, et tu déposes une jolie liasse devant le barman pour une bouteille de Gin. Quitte à avoir un marteau piqueur dans la tête, autant que ça soit pour une bonne raison. Devant son air ébahi, tu répètes ta requête d’un air un peu pincé, désignant les billets verts. – oh c’mon don’t act like you don’t understand…
Puis soudain, une voix te stoppe dans ton élan vers le rooftop. Tu te crispes. –Gotcha. Leaving already ? Tu ravales ta salive pour t’empêcher de balancer un truc trop nonchalant. – I need some air. Lances-tu avant de la laisser en plan devant la cabine du DJ.
Le vent te caresse le visage, la nuit est déjà bien installée et les lumières inondent l’horizon comme des paillettes. Tu ne sais pas vraiment pourquoi mais tu te mets à repenser à ce drôle de type qui battait la mesure sur son volant, à son accent écossais et à cette lueur voilée dans son regard. Son sourire taquin aussi, sa façon de rire de tout, cette légèreté forcenée derrière laquelle il se réfugiait et qui ne s’est pas estompée de ta mémoire. - If ye ever need a midnight ride tae anywhere, the name is McCreary. T’avait-il lancé avant de retourner s’ensevelir dans l’animation de la cité des anges, avant  que son taxi ne redevienne qu’un point dans l’horizon. Après cette parenthèse teintée de vos confidences respectives, t’avais repris ton existence superficielle, partagée entre des demandes d’interview, séances photos avec Sarah, et autres corvées. Cerise sur le gâteau, ton agent t’avait annoncé qu’il faudrait que pendant le mid-season break, il faudrait que tu te lances dans des cours de tango, avec Sarah, pour les besoins du scénario. L’idée t’avait paru complètement saugrenue, mais ces activités « extrascolaires » faisaient partie du contrat alors t’avais plus qu’à te faire à l’idée. Restait à espérer que ça serait vite emballé. Pourquoi pas ballet classique aussi pendant qu’ils y étaient. Tu prends une nouvelle rasade de Gin, promenant ton regard sur la ville à tes pieds.
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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Mar 3 Fév - 18:24

just give me a reason

Le Viper Room ne ressemble en rien aux night-clubs que tu fréquentes d'habitude. Tu n'y retrouves pas l'ambiance qui te plait tant dans tes repères, la camaraderie propre aux établissements plus modestes où ne se croisent que ceux qui se connaissent déjà. Mais ton bar favori s'est effondré avec l'explosion et tu avais besoin de sortir, de ne plus rester enfermé chez toi, groggy par les médicaments et assommé par les leçons de morale de ta sœur, qui ne cessait de te rappeler les conseils du médecin, ceux-là même que tu ignorais avec un certain plaisir, ne serait-ce que pour faire tourner Ella en bourrique. Tu avais besoin de sortir et l'appel d'une ancienne conquête t'avait décidé à te tirer de ton hibernation pour rejoindre le monde réel, et retrouver d'autres fréquentations qu'Ella.
Seulement, tu ne te sens pas à ta place, pas mal à l'aise, simplement pas à ta place, dans ce défilé, dans ce jeu des apparences où tout semble orchestré, où l'on vient se montrer plus que l'on vient s'amuser. Tu n'arrives même pas à trouver d'intérêt à l'homme qui t'accompagne, lui qui avait eu droit à toutes tes attentions quelques semaines plus tôt, alors tu disparais prétextant quelque excuse ridicule qu'il ne doit même pas entendre à cause de la musique. Tes pas t'ont mené jusqu'au toit, portés là par une étrange sensation, le besoin de prendre de la hauteur, de surplomber la ville, de cette manière à défaut de ton point de vue favori depuis les collines. Tu poses ton verre sur le rebord du mur, usant de ta main valide pour porter une cigarette à tes lèvres. Les lumières de la ville sont comme les étoiles qui peuplaient ton ciel écossais, comme un moyen de te rassurer tu avais choisi cette constante pour te tenir compagnie durant tes premières errances, sauf qu'elles ne paraissent plus si sereines, si inébranlables, maintenant qu'une partie de la ville est noyée dans les ténèbres, tache plus sombre que la nuit dans ce parterre scintillant. Tu tires une longue bouffée sur ta lucky, avant qu'un bruit ne vienne briser le silence dans lequel tu t'étais réfugié. Il te faut plusieurs longues secondes pour que tes yeux discernent la silhouette qui se détache de la nuit, vêtue d'un costume, comme la plupart des clients de cette boîte. Tu aperçois le reflet d'une bouteille et il te faut quelques pas dans sa direction pour que tu le reconnaisses. Tu te surprends à sourire, heureux de ce hasard qui vous a jeté au même endroit. Tu ricanes, amusé par l'ironie de la situation, par le voile nocturne qui vous enveloppe encore, vos deux corps debout sous la couverture céleste. - Aren't we fate's favorite toys ? lances-tu en riant, sortant des ténèbres.



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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Mar 3 Fév - 19:56

Cette vue qui surplombe la ville te rappelle un peu le perchoir qu’il t’avait fait découvrir, dans le secret de la nuit, ce petit coin de verdure niché dans la colline, cet écrin de tranquillité. Tu n’avais pas fait attention en venant trouver refuge sur le toit de ce club, loin du défilé permanent qui s’y joue et dont tu es, même si tu t’en caches, l’un des pantins. La bouteille est déjà bien entamée lorsque tu te rends compte que tu n’es pas seul sur cette terrasse ; tu étouffes un hoquet, dont tu n’sais pas trop s’il est dû à la surprise ou bien à tout ce que t’as déjà dans le sang, mais tu dois avoir l’air d’un parfait ahuri lorsque tu reconnais le visage qui se dessine devant toi, lorsque cette voix s’élève dans l’obscurité. – Aren’t we fate’s favorite toys ? Qu’il te lance avec ce ton enjoué dont il ne semble jamais se départir. – Hips. T’as pas pu le retenir celui-là. – dunno mate, cuz fate n I are having a bit of an argument… Tu racontes n’importe quoi, ou peut-être pas, en fait ça pourrait être une façon de décrire ta situation sur laquelle tu t’obstines à ne pas vouloir mettre de mots. – And apparently she broke her toy.. Constates-tu voyant qu’il a un bras en écharpe, ce qui ne doit pas être très facile pour conduire. T’as déjà déboutonné ta veste et ton gilet, et maintenant, tu dénoues ta cravate qui te semble un peu serrée. – Whoever invented this, was a sick masochistic dude. Lances-tu avec un certain amusement dans la voix, avant de porter de nouveau le goulot à tes lèvres. Les basses parviennent jusque là, jusqu’à cette cachette que tu as improvisée, et tu pries pour que personne ne vienne t’y chercher. Tu respires à fond, même si l’air n’est pas particulière pur, et tu t’attardes sur les traits de ton compagnon des nuits trop courtes, ou trop longues, tu ne sais pas… tu le regardes vraiment pour la première fois, en te disant que c’est quand même une sacré coïncidence de le revoir ici, alors que tu étais persuadé que ça ne resterait qu’une rencontre fugace, une accalmie passagère dans la tempête. – What happened ? Demandes-tu avec retenue, de cette voix à peine audible, celle qui effleure pour n’être perçue que par le destinataire de tes mots. Tu sembles pendant ce quelques secondes, avoir retrouvé tes esprits…
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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Mer 4 Fév - 16:22

just give me a reason

De tous les clients que tu as croisé dans ton taxi, parmi toutes ces âmes en détresse, ces esseulés, ces abandonnés; C'est lui, que tu retrouves dans une autre nuit, lui dont les mots sont restés, insolents, à l'arrière de tes pensées, écho constant de cette rencontre fortuite, de son désespoir. Tu ris, parce que tu es abasourdi par le sens de l'humour du destin et sa manière d'user des hasards. Ces hasards massifs et inexplicables, composés de tous ces petits riens qui construisent un tout. Pourquoi ce soir plutôt qu'un autre, pourquoi ce toit plutôt que la rue, pourquoi Jay et toi plutôt que deux autres grands gamins abîmés. Parce qu'il y en a des moqueurs, des comédiens, des incertains. Ils pullulent dans cette ville millionnaire qui s'étend à vos pieds. Tu arques un sourcil en réponse à son hoquet de surprise, constatant sans mal l'état d'ébriété de ton compagnon nocturne. - So gin's what it takes for ye t' be funny. Tu sais que ses mots ont infiniment plus de sens qu'ils n'y paraissent, mais tu gardes tes remarques, faisant preuve d'une étonnante retenue quant à ta tendance à mettre les pieds dans le plat. Tu te rappelles de son ton sec, de sa méfiance, de ce mur soudain qu'il avait érigé à la seconde où tu l'avais reconnu. Tu essaies de te faire moins impulsif, moins intrusif, pour qu'il ne fuit pas, surtout pas, qu'il reste là, en proie à cette détresse que tu sens plus que tu ne la voies. Tu l'observes, avec une tristesse dans le fond des yeux que tu ne te reconnaitrais pas. Il se plaint de sa cravate, continuant à parler, désinhibé, et tu apprécies cette franchise, cette authenticité, comme s'il avait oublié son costume d'arrogance et de suspicion. Il boit et tu ris tout en faisant un pas vers Jay, montrant la bouteille du doigt. - Awright superstar, why don't ye just slow down ? or share, at least.
Une étrange et soudaine lucidité traverse son regard. Tu hausses ton épaule valide. - Wrong time wrong place. Tu indiques la direction de Westwood d'un geste du menton. - But I kinda got lucky, ye should see me poor cab. Tu lui souris, sans aucune moquerie ni ironie, simplement, parce qu'il te plait bien, cet homme-là, parce que tu parviens à l'associer avec les confidences, avec cette voix qui soufflait sur les ténèbres ses doutes et ses craintes, son malaise. Tu vois l'homme qui s'est confié à toi, juste lui, sans les artifices dont il a essayé de se débarrasser maladroitement quelques instants plus tôt, symboliquement, à travers le déboutonnage de sa chemise, le relâchement de sa cravate, et cette inspiration comme si c'était la première qu'il prenait depuis le début de la soirée, la première depuis des jours.


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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Mer 4 Fév - 17:45


Tu ressens de nouveau cette sensation d’apaisement, perdue depuis si longtemps… Est-ce l’alcool qui court dans tes veines, ou bien sa présence à lui, son espièglerie même pas surfaite qui te donne le coup de fouet dont tu as tant besoin ? L’air frais te rend la sérénité qui te fait tant défaut, te susurre à l’oreille que tout peut s’arranger, que rien n’est définitif ; pendant quelques infimes secondes t’as presque envie de sourire, de rire même, d’un rire sans fausseté, à gorge déployée, comme lorsque Molly était encore là et que d’un seul regard, tu savais qu’elle te comprenais, et inversement. – So Gin’s what it takes for ye t’be funny… Tu ne réponds rien d’abord, mais une vague de spontanéité balaie ta réserve et tu rétorques en haussant les épaules, l’air faussement dépité… - Not everyone can have it in their blood. C’est sûr, l’alcool te fait dire n’importe quoi, tu es officiellement en train de passer pour un fou, mais en fait, c’est le cadet de tes soucis, à cet instant précis. Au moment où tu t’apprêtes à prendre un nouvelle longue gorgée, il s’avance vers toi, montrant la bouteille du doigt, avec précaution, comme s’il s’approchait de quelqu’un qui se tient trop près du précipice. Au fond, c’est peut-être ce que tu es ? – awright superstar.. Tu roules des yeux à ce sobriquet ridicule mais qui, curieusement, ne te dérange plus. Ou du moins pas autant que l’autre soir. – why don’t ye just slow down… or share, at least. Tu te tournes vers lui avec cette expression de gamin qui est fière de sa prochaine bêtise. – haha, jealous huh… Tu ris. – Cuz that sweet lady here, poursuis-tu en agitant la bouteille, is my new best friend. I’ll introduce you someday. Mais tu finis par la lui proposer, sans vraiment lâcher le col. – Ay, easy buddy… it’s MY bottle.. déclares-tu les sourcils froncés, ramenant la bouteille vers toi comme s’il s’agissait d’une possession particulièrement précieuse et fragile. – Open up. Lances-tu en ricanant comme un enfant. – Besides, you only got one arm tonight. Tu n’iras pas jouer les baby-sitter, à lui dire de faire attention, ne pas boire, tu sais que t’aurais horreur qu’on te fasse ça, mais tu joues et t’es complètement au delà de la conscience de ton propre ridicule. T’entends d’une oreille ce qu’il dit, un wrong time wrong place te parvient mais ce qui te fait revenir un peu à un semblant de raison, c’est la suite de sa phrase que tu saisis partiellement – I got lucky… et la suite s’est tue dans le brouhaha de ton ivresse. – I kinda envy you, mate… to always be so bloody positive. T’en as pas l’accent, mais l’Europe et ses tics de langage sont malgré tout ancrés dans ton inconscient.
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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Jeu 5 Fév - 22:58

just give me a reason

Se reforme, lentement, autour de vous, cette bulle qui vous avait abrité pendant quelques heures. Le vent semble tourner, il y a quelque chose qui va et vient dans l'air que tu ne peux saisir. Tu le sens sans vraiment t'en apercevoir, sans pouvoir décrire cette sensation au creux de ta poitrine qui se répercute dans ton sourire. Tu es simplement heureux de le voir, même s'il ne réalise probablement tout ce qui se passe autour de lui, étant donné son état. Mais il t'a reconnu, et c'est peut-être ça, qui illumine ton visage. Il te faudra encore du temps pour le comprendre.  - Not everyone can have it in their blood. - Well, that's somethin' ye can work on. Lances-tu avec une pincée de moquerie dans tes mots.
Tu t'étais malgré toi fabriqué une image de lui et tu réalises qu'elle était terriblement éloignée de l'homme que tu vois devant toi. Deux images, en réalité. Celle de l'acteur dont tu croises si souvent le visage à la télévision, sans y faire véritablement attention, qui t'avait profondément irrité avec son comportement, celui que tu avais sincèrement voulu remettre à sa place d'un coup de poing, pour t'avoir pris pour un corbeau de la pire espèce. Et l'autre, celle de l'homme qui s'est introduit dans ton taxi au milieu de la nuit, emprunt d'une détresse presque palpable, celui qui t'a attendri avec son désespoir, cet homme perdu qui t'a tant rappelé ta propre errance et les difficultés qui jonchent cruellement le chemin sur lequel tu te trouves encore. Tu comprends à quel point tu t'étais trompé sur lui, à quel point le souvenir que tu avais de ces quelques heures en sa compagnie étaient faussées par ton jugement trop hâtif. Ces deux personnes se mêlent doucement l'une à l'autre, sous tes yeux, te prouvant la complexité de ce personnage qui semble se débattre avec la vie autant qu'il se débat avec lui-même. - Yer oot yer face ! Tu te voudrais rieur mais il y a quelque chose de brisé dans tes mots parce que ça te peine de le voir comme ça, parce qu'il essaie de noyer ses démons dans l'alcool et tu sais à quel point c'est tentant de suivre cette route. Sauf qu'à vouloir tuer ses démons, c'est soi qu'on éteint, qu'on empoisonne et il n'y a aucun moyen de faire machine arrière. You only got one arm... Tu arques un sourcil, lui lançant un sourire à la fois suffisant et amusé, le défiant du regard. - Don't ye make the mistake t' think that'd stop me.
Tu lui tournes le dos quelques instants, te rappelant du verre que tu as laissé près du vide avant qu'il ne débarque sur le toit. Tu bois ce qu'il reste de scotch et lui accorde de nouveau toute ton attention. - I kinda envy you, mate… to always be so bloody positive. - It'd kill me t' do otherwise. Tu lâches ça comme si c'était évident, comme s'il n'y avait pas d'autre alternative, avant de te ressaisir, de finir ta cigarette d'une longue bouffée et de l'écraser sous ton talon. - Sairy, that sounds depressing. It's just, I don't see the point of living yer life in misery when ye can just make the best oot of it.

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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Ven 6 Fév - 11:45

Tu l’as vue dans son regard, derrière le côté espiègle et rieur, cette peine et cette détresse, et dans ses quelques mots en apparence anodins, tu réalises qu’il n’y a pas que ton mal-être sur terre, si lourd et écrasant puisse-t-il te sembler. Lui aussi, c’est indiscutable, tu le sens, a eu sa part de doutes et de tourments et ses paroles te le confirment, c’est quelque chose dont on ne sort jamais complètement, jamais indemne. – It’d kill me t’do otherwise. Cette phrase te frappe en plein cœur, et tu restes quelques secondes interdit, stupéfait par la franchise non censurée de cet aveu, le plus direct qu’il t’ait fait. Un fond de scotch et une cigarette plus tard, le voilà qui réapparaît, sous son jour détaché et insouciant, cet autre lui. Tu te souviens de ses confidentes à demi-voix, les blessures qu’il cache avec tant d’application, tu te rappelles de ses mots. Tu n’as pas besoin d’en savoir plus, de connaître les détails, tu sais que quand tu touches le fond, ils n’ont plus vraiment d’importance, tu es à terre, trop abîmé pour y prêter encore attention. Tu n’as jamais été doué pour trouver les mots qui apaisent, ce baume au cœur, tu n’en connais pas vraiment la recette, mais tu sais qu’être écouté c’est déjà tellement. Il semble t’avoir apporté ça, lui qui est entré dans ta vie par une nuit fraiche de janvier, lui, avec qui tu as si peu en et tellement en commun, tout à la fois, contradictoire. Tu souris, sans artifice, dans la tranquillité de ce petit coin de terrasse, juste pour lui, grâce à lui d’une certaine façon. Vous êtes de nouveau à l’abris, loin des regards, loin du bruit, de ceux qui ont tant d’attentes et tant de défiance au fond des yeux. Il est beau, dans cette simplicité presque enfantine, avec ou sans cette armure rieuse ; tu le regardes comme jamais tu n’avais regardé quelqu’un, encore moins un autre homme. Tu t’attardes sur sa mâchoire, les dernières volutes de fumée s’échappant de ses lèvres. Tu ne sais pas ce que c’est exactement, mais une drôle de sensation s’empare de toi, naît à l’intérieur de toi, ça t’enveloppe, c’est agréable. Sans réfléchir, tu le regardes au fond des yeux et tu l’embrasses. Ça ne dure qu’un bref instant, et puis tout d’un coup, tu es propulsé hors de cette bulle, comme si tu te réveillais d’une longue torpeur. – Sorry.. Don’t know what crossed my mind… Tu cherches un point dans l’horizon, n’importe lequel mais loin de ces traits qui t’ont fait un peu disjoncter. Tu prends une nouvelle gorgée de gin, te giflant mentalement pour ce geste que tu ne t’expliques pas.
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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Dim 8 Fév - 15:52

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Tu ne sais pourquoi tu as laissé ces mots t'échapper, ils sont trop réels, trop affutés, ils te blessent l'âme et le cœur et te rappellent ce que tu essaies obstinément d'oublier. Ils rendent ton combat réel, celui que tu caches si volontiers aux autres et surtout à toi-même. Alors, évidemment, tu ne traines pas pour redevenir ce toi qui te convient, ce toi qui sourit à tout le monde et rit de tout, peut-être même un peu trop. Tu ne te mens pas, tu te contentes de laisser de côté de ce qui fait mal, de ne tourner le couteau dans la plaie que lorsque c'est nécessaire, pour faire quelques pas en avant, de temps en temps, pour ne pas rester coincé avec la peur et l'insécurité, puis tu redeviens ce Jamie que tout le monde connait, apprécie, sans vraiment connaître. À part Ella, sauf Ella, évidemment, parce qu'elle sait, elle sait tout, sauf peut-être cette sensation qui gronde en toi alors que tes yeux se baladent sur le visage et le corps de Jay, sans une once de retenue, parce qu'il ne s'en souviendra probablement pas, de toute façon. Il te sourit et tu lui rends son sourire avec une simplicité qui t'étonne. Comme si le monde entier avait disparu et que, vous deux, sur ce toit, était tout ce qu'il en restait, bienheureux d'être séparés d'un monde qui vous juge, qui veut vous changer, vous forger à l'image de ce qu'il faut être pour les satisfaire. Tu es toujours entouré, simplement parce que les gens aiment être autour de toi, parce que les gens aiment les esprits libres mais ils ne les connaissent pas, ils s'en foutent, ils veulent juste être là, comme pour se convaincre, eux aussi, l'espace de quelques heures, qu'ils sont un peu comme toi, mais tu regardes autour de toi et tu constates toujours qu'aucun n'est vraiment là pour être avec toi, juste toi, dans ton entièreté. Et tu t'imagines que ça doit être un peu pareil pour lui, à un tout autre niveau, bien sûr, tu n'es qu'un gars trop loin de chez lui, juste un chauffeur de taxi, alors tu te dis que, pour lui, ça doit être horrible. De ne pas pouvoir poser les yeux sur quelqu'un, près de lui, en qui il a confiance, en qui il peut trouver de l'amour, véritable, du soutien, de l'amitié. Toi, tu as Ella, tu auras toujours Ella. Tu t'arraches à tes pensées, il ne peut pas être seul, pas totalement. Tu n'as pas le temps de penser à ça que ses lèvres viennent rencontrer les tiennes, un bref instant, trop bref, suffisamment long pour te couper le souffle. Tu goûtes le gin sur tes lèvres alors qu'il s'éloigne, confus. - Eh, don't be sairy, pal ! Ça ne t'était même pas venu à l'esprit, qu'il soit gay. L'est-il ? Tu te surprends à sourire à cette possibilité. S'il l'est, le sait-il seulement ? Certainement pas, à voir son mouvement de recul et le trouble qui l'accompagne. Peut-être qu'il t'a embrassé à cause de l'alcool - c'est même certain - et parce qu'il n'y avait personne d'autre sur toi à embrasser, parce que vos peines se rencontrent, qu'elles se comprennent, peut-être... - Ain't the first time someone kisses me in the dark. Que tu lances en riant alors que tu fais quelques pas vers lui, tu ne veux pas le brusquer, tu ne veux pas qu'il prenne la fuite.

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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Dim 8 Fév - 20:03


Tu n’sais pas ce qui t’a pris, il n’y avait aucune préméditation derrière ton geste et maintenant, tu voudrais pouvoir rentrer sous terre parce que, précisément, tu ne sais pas ; il y a trop d’incertitudes et ça te terrorise, trop de questions qui restent sans réponses. Tu ne sais pas dire ce que t’as vu dans son regard, mais t’as senti cette solitude qui le ronge comme elle te ronge, cette souffrance qui vous a jetés à terre, qui vous terrasse. Tu la vois dans ces yeux lorsqu’il se laisse aller, lui aussi, lorsqu’il partage avec toi et du bout des lèvres, son fardeau. Ça te touche, bien plus que tu n’aurais pu l’imaginer, ça te saisis au plus profond de toi, même si tu ne dis rien, tu comprends, c’est au delà des mots. Tu fais quelques pas, tu t’éloignes, comme si ça allait effacer ce bref instant de ta mémoire, comme si ça allait te donner les réponses que tu attends et cherches si désespérément. Tu t’assieds par terre, le dos négligemment appuyé contre ce muret en pierre, la tête entre les mains. Tu n’arrives pas à savoir si c’est vraiment l’alcool qui t’a poussé à l’embrasser, tu voudrais le croire, tu voudrais avoir au moins cette certitude, mais les sensations te reviennent. Il y avait cette chaleur, si douce, si rassurante, celle de l’étreinte, si brève qu’elle ait pu être, cette sensation d’être hors d’atteinte. Un éclair. Une poignée de secondes, pas plus, mais t’avais entrevoir une lumière, peut-être est-ce celle qui se trouve au bout du tunnel, et ça te trouble parce que c’est une nouvelle partie qui commence, et tu as de nouvelles cartes en main, mais tout d’un coup, tu as l’impression de ne plus connaître les règles du jeu, de ne plus savoir quoi en faire. – Eh, don’t be sairy pal. Sa voix te tire de tes pensées. Son foutu accent écossais… tu le reconnaîtrait entre mille rien qu’avec cette façon qu’il a de le porter en bandouilière. – Ain’t the first time someone kisses me in the dark. Tu prends une nouvelle gorgée ; à ce rythme là tu vas finir la bouteille, il ne vaudrait mieux pas avec ce que t’as déjà avalé et ta vision qui commence à tanguer alors que toi, tu restes immobile. Tu ne remarques pas qu’il fait quelques pas dans ta direction. Ton souffle s’alourdit, tu fermes les yeux quelques instants avec l’espoir un peu vain que ça t’aidera à y voir plus clair, mais t’as l’impression que des heures de méditations n’y suffiraient pas, qu’au lieu de faire un pas vers la sortie, tu t’enfonces un peu plus dans l’obscurité.
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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Dim 8 Fév - 22:30

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Ça ne t'arrive pas souvent, et pourtant, te voilà pris de court, le cœur battant, comme si tu venais de recevoir ton premier baiser. T'as l'cœur qui bat comme un adolescent et tu rirais volontiers si tu n'étais pas témoin de sa détresse. Tu étouffes ton rire et l'observes alors qu'il prend encore plus de distance avec toi. Tu le regardes se fondre un peu dans les ténèbres. Tu restes à plusieurs pas de lui, réfléchissant à ce que tu pourrais dire, ce que tu pourrais faire, quelle blague ridicule tu pourrais lancer à la nuit en espérant que cela fasse le moindre effet, tu essaies de trouver des mots pour le soulager. Sais-tu seulement ce qui l'affecte, ce qui lui fait mal ? Tu rassembles ses confidences, les analyses une à une, te rendant compte que tu n'as pas oublié une seule de ses paroles, et essaies de trouver quelque chose, n'importe quoi, que tu pourrais dire pour le sortir de cette confusion. Sauf que tu sens comme un idiot à ne pas savoir par quel bout aborder cette conversation. Peut-être qu'il vaut mieux que tu te taises, peut-être qu'il vaut mieux que tu t'en ailles... non. Non, tu ne veux pas t'en aller. En quelques enjambées, tu as éclaté la distance qu'il avait mis entre vous, venant t'accroupir devant lui. - I don't think ye need any more of that. Tu tends ton bras valide et saisis la bouteille, résistant à la furieuse envie d'en goûter le contenu, tu as encore la saveur de ses lèvres sur les tiennes et tu voudrais la garder un peu plus longtemps, rien qu'un peu, alors tu la poses sur le côté, suffisamment loin pour qu'elle ne soit pas à portée de main de Jay. Il a fermé les yeux, et pendant ce bref instant où se repose lentement sur vous le silence de l'obscurité, un sourire triste se dessine sur tes traits pendant que tu observes les siens, tendus, presque tremblants, en proie à un questionnement intérieur pour lequel tu donnerais cher afin de pouvoir l'entendre. Tu voudrais le prendre dans tes bras, tu voudrais le tenir contre toi, pour partager sa peine, pour le rassurer, pour sentir ses frissons, la crainte et le doute. Au lieu de ça, tu te contentes de tendre la main et de la déposer sur son épaule, pour le tirer de sa torpeur. - Eh, what's wrong ? Tu décides de ne pas évoquer le baiser, tu en meurs d'envie pourtant, mais tu l'approches différemment, priant pour gagner de nouveau ses confidences. Tu te dis que si son acte n'était pas guidé uniquement par l'alcool et ta présence par défaut, ce n'est pas étonnant qu'il soit complètement perdu.

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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Lun 9 Fév - 11:43

Quand t’as rouvert les yeux, il est là, face à toi, accroupi, son regard posé sur toi, compatissant. Ton regard croise le sien et, à ce moment là tu sais, qu’il s’est passé quelque chose, une chose sur laquelle tu ne mets pas de mots, elle est bien trop puissante pour eux ; comme deux âmes, esseulées, qui se sont comprises, trouvées dans tout le bazar et la poussière de l’agitation du monde. Tu veux attraper la bouteille de gin, mais tu constates qu’elle a changé d’emplacement ; tu te contentes de hausser les épaules mollement, tout l’enivrement t’a quitté, même si tu sais que c’est temporaire et que demain il faudra sûrement payer l’addition. – I don’t think ye any more of that. Tu ne réponds rien, fixant le voile que la nuit a posé sur le ciel, votre seul toit. Il y a peu d’étoiles dans ce ciel, à peines quelques points brillants, fragiles et éphémères. Sa main se pose sur ton épaule en un contact qui se veut rassurant, qui veut dire you can cry on my shoulder, i’ll be here for you. – Eh, what’s wrong ? Demande-t-il. Tu sens la prudence dans cette question neutre ; il a évité de mentionner ce baiser et dans un sens tu lui en est reconnaissant, même si tu donnerais cher pour comprendre ce qui t’a poussé à l’embrasser, même si tu voudrais bien ne serais-ce que parvenir à remettre un peu d’ordre dans les sensations que ce petit instant dérobé ont fait naître. – I don’t know… en fait si tu sais, mais tu ne sais pas par quel bout commencer, trop de questions qui s’accumulent, trop de zones d’ombres. – I don’t know anything anymore… T’as l’impression qu’à chaque pas en avant que tu fais, toujours plus d’interrogations t’assaillent, comme une force qui te tirerait vers l’arrière, t’empêchant de progresser, d’atteindre ton but, ta destination. – I’m just so tired… Ta voix s’est éteinte, échouée, comme la vague sur le rivage, brisée ; t’es si las, fatigué, tu voudrais juste que tout cesse, pouvoir reprendre le contrôle de ta propre vie, descendre de ce manège qui s’est emballé, comme on saute d’un train en marche. Tout plaquer, tout envoyer balader, partir loin… C’est ça. Ça pourrait être la solution, t’y avais déjà pensé, mais chaque à chaque pas tu t’embourbes, tout semble loin, hors de portée. Tu voudrais juste t’allonger là, peu importe s’il fait froid, fermer les yeux une fois encore et te laisser porter par le sommeil, jusqu’à ce que ce qui te tourmente et t’enferme à l’intérieur de toi-même finisse par disparaître, comme on oublie un cauchemar au petit matin.
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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Lun 9 Fév - 17:14

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Une silhouette, recroquevillée dans le noir. Une silhouette qui menace d'abandonner, torturée, tremblante, semblant porter le poids du monde sur ses épaules alors qu'elle ne porte que la sienne, de peine, et c'est déjà bien assez. Les doutes sont lourds, ils s'écrasent sur l'ombre qui se confond avec les ténèbres, les pleurs sont silencieux, encore plus douloureux parce qu'ils sont en dedans. Ils brûlent, ils grignotent la volonté de vouloir s'en sortir, ils plaquent au niveau du sol, au niveau de rien, dans le néant, aveugle à toute possibilité. La silhouette se confond avec l'ombre et pendant un bref instant, tu ne sais plus si c'est Jay que tu vois, ou le gamin paumé que t'as été, débarqué malgré lui de sa - trop - chère Ecosse, refusant obstinément de prononcer un mot qui ne soit pas en gaélique, comme pour se rebeller comme il le pouvait, pour ne pas correspondre à ce nouveau monde qui devait devenir le sien, malgré lui, malgré toi. 'I don't know'  Sa voix est emportée par la nuit, faible, presque inaudible, et tu augmentes ton emprise sur son épaule, resserrant tes doigts autour de sa veste, comme pour le maintenir dans la réalité. Tu te demandes si c'est la seule bouteille qu'il a eu entre les mains ce soir, et ça ne fait qu'ajouter à ton inquiétude. 'I don't know anything anymore' Tu ne sais pas ce que tu fais, tes gestes sont portés par cette peine qui te tord l'estomac et tu ne sais plus très bien s'il s'agit de la tienne, ou de celle de l'homme en face de toi. Tu ne sais pas, ou peut-être que si, justement, parce que tu ne fais que répondre instinctivement, tu fais ce que tu aurais aimé qu'on te fasse, et tu poses un genou à terre tendant ton bras pour le passer derrière ses épaules. Tu ignores cette sensation qui te saisit le coeur lorsque ton visage frôle le sien alors que tu le prends contre toi, tout simplement, sans arrière-pensée, juste pour qu'il ne s'effondre pas, pour qu'il ne soit pas comme le petit garçon de tes souvenirs, pour qu'il ne soit pas seul, qu'il n'abandonne pas. 'I'm just so tired.' Ta cage thoracique te semble soudain trop étroite, et tu resserres un peu plus ton bras, comme pour le retenir, pour qu'il reste là, qu'il ne disparaisse pas, aspiré par sa crainte, son éreintement, ce combat qu'il livre... malgré lui.  - It never lasts, that pain ye're feelin, I ken ye think it never goes away, but I swear, it doesna last. Cette douleur, cinglante, vicieuse, cette impression d'être perdu, de s'être perdu, tu mens un peu parce qu'elle ne s'en va jamais vraiment, mais elle peut être tue, poussée au-delà de la conscience, dans cet endroit où sont rassemblés les peines, les deuils, les échecs, toutes ces choses qu'on pense ne jamais pouvoir surmonter mais qu'on parvient à chasser, en soi mais au loin, sous les couches de ce que la vie offre de mieux. Elle menace toujours, tapie dans l'ombre, prête à reprendre sa place, tu es bien placé pour le savoir, mais tu sais aussi qu'elle peut être maintenue en laisse, si on trouve la volonté de la combattre, de ne pas s'abriter en elle et s'y laisser sombrer.  - Ye hear me superstar ? It goes away, but ye gotta fight.  

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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Lun 9 Fév - 18:43


L’étreinte est là, qui te ramène à la réalité, à l’entière réalité, parce que le monde n’est pas tout noir ; il est ton ancre, à cet instant précis, et à vrai dire, depuis qu’il a fait irruption dans ton esprit, avec ses paroles d’une légèreté pas complètement anodine. Tu as senti qu’il y avait tellement plus de la simple insouciance dans le ton de sa voix, détaché mais malgré tout enchaîné par le poids d’une histoire que tu ne connais pas mais qui semble loin d’être gaie. Tu n’avais pas vu tout ça venir, ta soirée avait débuté dans la douce euphorie de l’ivresse, et puis tout d’un coup, voilà où tu en es ; c’est un peu comme si tu sortais du bloc et que l’anesthésie cessait peu à peu de faire effet. Tu n’avais pas prévu de t’effondrer ainsi, mais ça t’a foudroyé et tu n’as rien pu faire. Tu te laisses aller, dans ses bras, ta respiration se calme doucement. Son odeur, celle de son eau de toilette, son souffle si près de ta peau, sa voix… Tu ne te préoccupes même pas du fait qu’il soit un homme, que ça ne soit pas les courbes divines d’un corps féminin qui accueille le champ de bataille que tu es devenu en l’espace de quelques moments. Inconsciemment, tu es en train de découvrir une partie des réponses qui te font défaut, une petite voix enfouie quelque part te murmure indistinctement que c’est ça ce fardeau dont tu ne pouvais identifier l’origine. L’idée est en train de faire son chemin, quelque part dans les méandres de ton esprit : tu ne t’es jamais senti ainsi avec une femme, et ce baiser, si furtif, dépassait pourtant de très loin l’intensité de tout ce que tu as pu connaître jusque là. Les paroles de ta mère te reviennent en mémoire there’s so much hurt can teach us… tu prenais ça pour un aveu de faiblesse, une acceptation trop facile de son propre sort, mais tu réalises maintenant, des années après, que c’est elle qui avait raison. – It never lasts, the pain ye’re feeling…. I swear it doesna last. Tu te laisses bercer par ces mots, ceux qui mettent du baume au cœur, qui donnent de l’espoir. – Ye hear me superstar ? It goes away but ye gotta fight. Ils font écho aux avertissements qu’on t’a maintes fois donnés quand t’étais un peu plus jeune et auxquels tu ne prêtait qu’une oreille un peu dédaigneuse. Se battre. Pour être accepté tel qu’on est, pour survivre, pour se faire une place dans un monde sans pitié et ne laisse vivre que les plus forts. – Why are you being so nice to me ? Why are you here when you don’t have to ? Il n’y a pas de méfiance dans ta voix, juste de la curiosité.
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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Lun 9 Fév - 22:31

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Tu le sens qui se relaxe, lentement, et tu écoutes sa respiration, attentivement. Tu as fermé les yeux, surpris qu'il ne t'ait pas repoussé, et tu accueilles cette étreinte comme si elle t'était destinée, comme si c'était toi qu'elle maintenait à la surface, il y a peut être un peu de ça. Tu sais que s'approcher d'une personne entrain de se noyer, c'est prendre le risque d'être entraîné sous l'eau. Et pourtant tu restes là, à écouter les battements de son cœur qui se font de plus en plus calmes. Tu sais qu'il est bien, là, contre toi, au moins autant que tu l'es. Tu entends déjà ta propre voix intérieure se moquer de toi alors que tu souhaites que cet instant s'éternise. C'est idiot, tu en as serré des hommes dans tes bras, tu t'es vanté de tes conquêtes, et tu penses avoir aimé, au moins un peu, pour quelques temps, peut-être que tu aimais simplement l'idée d'aimer. Tu as connu des bras et des sourires, des baisers, des étreintes, et tous différents, jamais la saveur, jamais la même sensation, mais une sensation comme celle là... non, jamais. Tu tentes de te souvenir, de recréer les histoires du passé mais rien, rien n'a à la fois la force et la simplicité de cette étreinte, de la chaleur de son corps, à lui, de son souffle encore un peu erratique. - Why are you being so nice to me ? Why are you here when you don’t have to ? Tu fronces les sourcils, un peu hébété par ses questions. Tu lancerais bien qu'avec les tours que vous a joué le sort, ça serait con de s'en aller ! C'est vrai, on ne tourne pas le dos à un hasard pareil. On ne tourne pas non plus le dos quand on sent, qu'on sait, qu'on a terriblement envie de rester, même si ça fait mal, même si ça réveille de vieux démons. Tu brises à contre-cœur le contact entre vos deux corps. Tu gardes pourtant une main sur cou, retissant à totalement te séparer de lui. Là encore, la peur qu'il prenne la fuite, qu'il se ferme, qu'il fuit, comme il l'a fait lors de votre rencontre. Ton visage n'est qu'à quelques centimètres du sien et tu esquisses un sourire réconfortant, te perdant malgré toi dans ces yeux trop plein de doutes, ce regard chocolat qui fait rater un battement à ton palpitant. Tu voudrais l'embrasser, juste pour t'assurer de cet effet qu'il a sur toi, juste comme ça. Oui, juste comme ça. Il ne suffit pas de grand chose pour que vos lèvres se rencontrent encore, mais tu ne fais rien, tu commences à comprendre. Ton sourire se fait un peu plus confiant, tu connais la réponse, bien sûr que tu la connais. - Because I want to. I've been there. No one should endure that alone. Tu sais très bien ce que tu sous-entends, la solitude, l'errance, l'homosexualité, tu as été sur cette route bien avant lui, et même si tu prétends que c'est le cas, ton chemin n'a pas été des plus faciles. Quoique tu étais moins buté que lui, sans doute.

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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Sam 14 Fév - 9:37

Tu n’as plus cette chaleur tout contre toi, celle de son corps, ses bras, qui t’a rendu l’espace de ce quelques secondes, cette sérénité perdue. Pourtant, une drôle de sensation demeure, courant dans tes veines, chatouillant le creux de ton estomac, ce contact électrisant de sa main sur ta nuque, qu’il ne semble pas vouloir retirer. Tu n’sais pas pourquoi, mais ça ne semble pas te déranger, et cette distance, si menue entre vous… Tu le regardes dans les yeux pour la première fois depuis que vous vous êtes rencontrés, ces yeux pétillants mais aussi un peu tristes. Il fronce les sourcils, tes questions l’ont pris de court, mais il se ressaisit vite et la réponse qu’il te fait te surprend à ton tour. – Because I want to. T’as oublié que les gens pouvaient s’intéresser à toi, la personne que tu es, celle que tu étais, qui est enterrée quelque part, au fond de toi, sous ces airs que tu te donnes la plupart du temps. T’as oublié que tu pouvais être quelqu’un, sans artifices ni projecteurs, une personne à part entière, libre de ses choix. – No one should endure that alone. Tu détectes sous ces mots, l’arrière-goût amer, le souvenir de ces blessures qui ne se refermeront jamais complètement, celles qui scupltent un caractère, une personnalité, qui font qu’on est plus jamais vraiment la même personne.
Un grincement de porte, des voix, des rires… Ce refuge n’est plus le votre désormais, mais tu te félicites intérieurement d’avoir choisi l’endroit le plus préservé, le plus à l’abris des éventuels fumeurs, amoureux qui viendraient ici, s’échapper de la cohue. Tu ne sais pas combien ils sont, il y a des gloussements féminins, des soupirs masculins. Au timbre de leurs voix, tu supposes qu’elles ne doivent pas avoir beaucoup plus de quinze ou seize ans, et lorsque tu te rends compte que leur sujet de conversation n’est autre que….. toi, tu ne peux retenir un ricanement. – OHMYGOD did you see yesterday’s episode ? I was sooooo romantic, and soooo sad. Can’t believe that crazy bitch Anna ruined his proposal to Ivy. Elles prennent ça tellement à cœur, ça te ferait presque de la peine pour elles. – Seriously, how can you watch and get excited by such a stupid show ?? Besides I’m sure that dude is gay. S’exclame l’une des voix masculines, blasée. La réaction indignée ne se fait pas attendre. – No way. He and Sarah are together in real life… Réplique l’une des demoiselles, outrée que son ami ait pu dire une bêtise pareille et pire, qu’il puisse vraiment le penser.
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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Sam 14 Fév - 15:49

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Là encore, tu rirais bien. Bon sang tu voudrais rire, parce que t'as mal au cœur, t'as mal au bide et ton seul remède reste coincé au fond de ta gorge, de crainte d'être indécent, comme si ça avait déjà eu de l'importance. Pourtant ça en a, maintenant, alors que tu gravites autour de Jay comme autour d'un animal blessé, avec une précaution particulière, de peur de l'effrayer, de te faire mordre. Cet air qu'il te lance, comme si c'était invraisemblable que quelqu'un s'intéresse à lui, juste lui, pas Jay Swindlehurst, monsieur Hollywood, mais Jay, juste Jay, ça continue de t'attirer vers lui, pour savoir, pour guider, pour comprendre, pour panser. Tu lâches un long soupir, exaspéré par cette société qui fabrique des désillusionnés, des écorchés, des gens à moitié eux-mêmes. Des rires résonnent qui rompent la plénitude toute relative de cette enclave à l'écart du monde, hors du tumulte du club qui vous envoie encore, par intervalle irrégulière, les vibrations des basses, mais auxquelles tu avais cessé de faire attention. À la première remarque tu lui lances un regard amusé 'seriously pal ?' et ne retiens pas le rire qui s'échappe d'entre tes lèvres, suffisamment discret pour ne pas révéler votre présence aux importuns. Tu ne comptes pas jouer la comédie et prétendre aimer son soap. Malgré les quelques -nombreuses- heures de rediffusions que tu as regardé lors de ta convalescence, juste comme ça. Juste... oh puis ce n'est pas le moment de te mentir à toi-même, il y a en a déjà un de vous deux qui semble le faire avec un zèle démesuré. Tu n'as pas regardé la série, tu l'as regardé, lui, pour essayer de retrouver dans cette image travestie, qui te vient à travers la télévision, celle de l'égaré qui a habité pour quelques instants donnés à la nuit l'arrière du taxi qui n'est plus aujourd'hui qu'un malheureux tas de ferrailles. La suite t'offre une surprenante opportunité et tu ne la laisses pas filer, cessant de les écouter, ces gosses, pour te concentrer de nouveau sur Jay. - Ye're gonna tell me whose statement's right superstar ? Tu penches légèrement la tête sur le côté, un sourcil légèrement arqué, clairement en attente d'une réponse mais pas pressant pour autant. Tu estimes que tu devrais recevoir un prix, quelque chose, n'importe quoi, pour cette retenue que tu ne te connaissais pas. Même Ella n'a jamais vu ça. Il n'y a aucun jugement dans ta voix, aucune attente particulière si ce n'est la vérité. Tu as compris, pourtant, à cette lueur qui lui traverse le regard, à cette façon que ta main sur sa peau parvient à l'apaiser. Tu la retires d'ailleurs, cette main, posant nonchalamment ton avant-bras sur ton genou plié. Tu sais que tu pourrais balayer toute gêne d'un simple geste un poignet, le soulager du poids de ton regard sur lui. Tu sais si bien les contourner, ces instants décisifs, ces vérités qui écorchent la réalité qu'on s'est construite à force de volonté malsaine et de désirs mal interprétés. Tu pourrais, mais tu ne veux pas. Mais tu voudrais l'emmener loin d'ici, de cette concentration de tout ce qui le force à s'enfoncer un peu plus dans cette constante et navrante comédie, de ces voix qui, comme tant d'autres, affirment le connaître plus qu'il ne se connaît lui-même et le plus désolant étant qu'ils ont peut-être raison.  


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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Sam 14 Fév - 19:12


Pourquoi s’obstinent-ils à croire ces balivernes qu’une certaine presse leur vomit ? Pourquoi accordent-ils autant d’importance à ces choses qui devraient ne concerner que toi et Sarah… Si encore elles étaient vraies. Tu sais que si c’était le cas, ça ne te dérangerait pas tant, mais la vérité est si éloignée de ce qu’ils croient aussi fort. Les paroles de cet ado résonnent dans ton esprit, elles te piquent la gorge, mais tu n’arrives pas à te sentir indigné. – Ye’re gonna tell me whose statement’s right superstar ? Te lance ce compagnon fortuit d’insomnies, déposé sur ta route par un curieux jeu du hasard, cet anonyme aux yeux rieurs et qui semble te comprendre mieux que personne. L’idée te frappe de plein fouet, c’est un atterrissage brutal, une claque qui donne à ton esprit un tout autre cadre, une toute nouvelle direction. Tu voudrais nier. A cet instant précis, ton cerveau devrait ordonner à ta gorge de produire des sons, les mots qui infirment ; tu voudrais dire que l’un n’implique par l’autre, qu’aucuns des deux postulats n’est vrai, mais ta voix te désobéit, comme indiquant, sévère, la réponse que tu n’arrives pas à donner, cette vérité qui t’effraie. Homosexuel. Tu te dis que ce n’est pas possible, tu as aimé les femmes, tu les aimes, c’est trop profondément ancré en toi pour que tu acceptes ne serait-ce que d’imaginer que ça puisse être faux. Tu as perdu ta virginité avec une femme, tu t’en souviens encore, ce n’est d’ailleurs pas ton souvenir le plus glorieux mais les faits sont là…
Tu ne dis rien, le regard dans le vague ; tu restes quelques instants prostré, face aux conclusions que ton esprit a tiré et qui te mettent mal à l’aise. En grandissant, on t’a toujours dis que les hommes devaient aimer les femmes, que tout autre forme d’amour était contre nature, dégoûtante, que c’est une sorte de malédiction ou bien un choix anticonformiste parfaitement délibéré… Tu ne sais plus quoi penser parce que ce fait là existe aussi : sa présence t’apaise, te réchauffe, elle te donne la force de croire que tu peux retrouver le chemin, celui qui t’amènera à la personne que tu es derrière le masque.
Le contact est rompu, et sans que tu puisses y faire quoi que ce soit, tu te sens étrange, comme démuni, privé de ce réconfort insoupçonné et au delà des mots. Ta bouche est pâteuse, à cause de tout ce que t’as bu, mais tu te débats avec toi-même et tu parviens à lâcher quelques mots, tout bas, un demi aveu parce que tu peines à faire pleinement face à cette réalité qu’ils t’ont balancé au visage sans le savoir. – I… That’s not how I was raised… sont les seuls mots que tu as trouvés.
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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Dim 22 Fév - 17:02

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'That's not how I was raised.' Il est là. L'aveu. Et tu absorbes sa détresse comme si c'était la tienne. Ces doutes que tu n'as pas vraiment connus, parce que ça ne s'est pas imposé violemment à toi comme ça vient de lui tomber dessus, non, toi tu l'as toujours su, au fond, et tu n'as jamais rien fait pour t'écarter de ton homosexualité, parce que tu n'as jamais accepté que quelqu'un ne puisse pas être sa propre personne, parce qu'on t'avait déjà arraché ta terre, on n'allait surement pas te prendre ton être. Ça n'a pas été facile, tu as perdu des amis - et tu as décidé qu'ils n'en avaient jamais vraiment été - et tu as perdu ta mère, tu n'as gardé d'elle que le dégoût, imprimé dans son regard alors qu'elle le posait sur toi pour la dernière fois. Tu as lutté et tu luttes encore contre le désamour de celle qui t'a mis au monde, que tu aimes tout en la détestant parce qu'elle t'a pris plus qu'elle ne t'a donné. Tu as lutté et tu luttes encore contre les douloureux souvenirs, ces dos qui se tournent, ces mains qui abandonnent les tiennes. Au diable les autres, au diable le monde, tu as recommencé à rire, suffisamment fort pour couvrir les médisances et la douleur. Suffisamment pour ne plus entendre les horreurs murmurées par ta génitrice, par les passants, par ces inconnus qui défilent dans la rue parce qu'ils estiment qu'il n'y a qu'une seule manière d'aimer, qu'une seule manière de vivre. - Aye, the whole "get a good job, get a wife, have kids and make 'em do 'it all over again" shit ? Tu voudrais plaisanter mais il y a une amertume que tu ne cherches même pas à cacher dans le fond de ta voix. - We never grow up the way our parents want us to. Pourquoi faire ? Être une copie d'eux-mêmes ou peut-être une version un peu améliorée, destinée à aimer le même genre de personne et produire d'autres copies, toutes aussi identiques, toutes aussi fades. Quelle tristesse ! Le monde serait resté le même, depuis toujours, si des enfants ne s'étaient pas délibérément défaits des entraves que leurs parents voulaient leur imposer. Si quelque uns n'avaient pas eu le cran de s'élever contre le diktat d'une société normée. Combien d'hommes, de femmes, se sont battus pour que leurs différences soient acceptées ? Qu'il s'agisse de la couleur de leur peau ou de leur façon d'aimer. Puis merde, tout simplement, combien d'enfants ont refusé de suivre la route toute tracée de leur destinée ? Même d'un pas sur la droite plutôt que sur la gauche, même d'un rien, juste ce qu'il faut, pour être soi, pour être humain. - That's the beauty of it methinks. Tu lui adresses un sourire, encore, pas teinté de taquinerie et de je-m'en-foutisme comme tous tes autres, juste un sourire, sincère, qui se veut porteur d'encouragement, de compassion, d'un peu de peine, aussi, parce qu'elle n'est jamais bien loin, mais un sourire, rien que ça, dans la nuit qui pèse sur vos épaules éprouvées par la réalité d'une vie qui ne cesse de malmener vos deux corps de grands gamins.  


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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Dim 22 Fév - 18:30

Tu n’as jamais été courageux, la vie t’a toujours épargné, mis dans une bulle pour t’éviter de faire des choix difficiles. Tu n’as jamais pris la balle au rebond et décidé dans quelle direction la lancer, tu t’es contenté de dribbler, ou même seulement de regarder le match depuis les gradins. Même quand t’aurais dû, tu n’as jamais pris position, envoyant au diable les conséquences, possibles ou réelles. Quand ta mère se faisait tabasser par ton alcoolique de père, tu te contentais de te cacher en pleurant, toi l’enfant chétif ; tu n’as jamais osé le défier, quitte à prendre des coups à sa place, celle qui aurait tout sacrifié pour toi. Ce soir, ta bulle est en train de se décomposer sous tes yeux, elle t’explose au visage et tu ne sais pas faire face. Dans les histoires qu’on te racontait, ce n’était pas comme ça, et t’avais jamais vraiment pris la peine de les remettre en question. Les films, aussi, suivaient pour la plupart ce schéma ‘normal’ sans que personne n’y trouve à redire. – The Prince rarely ends up with another prince… C’est bête en fait, parce que tu n’aimais même pas ces histoires quand t’étais gosse, mais tu te rends compte que le conditionnement est là malgré tout et tu n’avais jamais vu les choses sous cet angle là. Tu ricanes devant ta propre bêtise, ta lâcheté. Tu le vois, avec cette tristesse, cette mélancolie dans le regard, ses paroles sages mais alourdies par l’amertume, la douleur cuisante et ça te fait drôle, un pincement au cœur qui te réveille, d’une certaine façon, de ta torpeur. Ce sentiment étrange t’envahit de nouveau, ou plutôt, tu te remémores cet apaisement inattendu que tu avais senti entre ses bras. Ça fait beaucoup à digérer pour une seule soirée, t’en as un peu le tournis.
Il n’y a plus de bruit sur cette terrasse, le groupe s’est évanoui dans la soirée qui bat toujours son plein à l’étage d’en dessous. Ton regard s’attarde sur ce sourire, pas celui des pirouettes qu’il fait pour se tirer d’un pas un peu embarrassant, un vrai sourire, un de ceux qui viennent du cœur et qui réchauffent. T’as jamais été courageux, alors tu n’arrives pas à admettre cette vérité qui te crève les yeux, tu te berces de l’illusion qu’en n’y pensant pas, ça ne fait pas partie de la réalité, mais il va falloir que t’arrêtes de te fuir. Tu te relèves, mais tout c’que t’as bu dans la soirée rend ton équilibre assez précaire ; ça tangue autour de toi, tu te rattrapes maladroitement au muret en pierre qui vous a abrité quelques instants plus tôt et réprimes un hoquet un peu nauséeux.
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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Jeu 26 Fév - 19:43
Toutes ses certitudes sont ébranlées, tu le vois dans ses yeux, ces grands yeux perdus, tu le vois dans cet air qu'il te jette alors que tombent sur lui les vérités qu'il s'est évertué à tenir éloignées, autant qu'il le pouvait, et il s'est épuisé à ce jeu-là, il s'est fait mal. Il les a tellement repoussées qu'il leur a donné un formidable élan et elles lui reviennent avec toute cette force, toute cette confusion, parsemant de sel des blessures déjà ouvertes. Et il continue de se battre contre l'évidence. Pour combien de temps ? - The Prince rarely ends up with another prince… Tu fronces les sourcils, prenant doucement la mesure de ses mots, de ce qui est ancré en lui comme un dogme, quelque chose d'infaillible, dont il ne devrait pas avoir à douter, jamais. Une des choses dont on se persuade en grandissant, sans vraiment y réfléchir, des détails auxquels on s'accroche parce qu'on veut les garder intacts, au moins ça, sur les chemins parfois tortueux de nos existences. Ces petits riens qui ne devraient pas changer, qui sont censés être là pour durer malgré tout ce qui peut arriver. Et quand un de ces piliers, parfois si fragiles, lâche, ça n'en est que plus douloureux, et avec lui s'en vont les repères, on ne sait plus vraiment qui on est. - In my world, he does. Essaies-tu de plaisanter, affirmant par là ce qui n'a encore été dit, sans mettre trop de mots dessus, pour ne pas rendre ça trop réel et trop vite, juste pour qu'il sache que tu comprends, que tu sais, au moins en partie, ce qui est entrain de se passer à l'intérieur de sa tête.
Tu suis son mouvement alors qu'il se relève, surveillant d'un œil attentif ce corps qui chancelle sous les effets de l'alcool et du choc mêlés. En un battement, tu t'empresses de saisir son bras quand il semble perdre l'équilibre, et même s'il trouve appui sur le muret, tu ne parviens pas à le lâcher, et tes doigts se serrent un peu plus fort sur sa veste. - And sometimes, the prince is the one who needs saving. Tu pourrais, sans doute que tu devrais, défaire cette prise sur lui, mais tu n'en as pas envie, comme cette envie qui gronde au fond de toi, depuis qu'il t'a embrassé, de lui rendre ce baiser. Tu t'es rapproché de lui, il suffirait que tu te penches, rien qu'un peu, pour goûter à la détresse du bout des lèvres, pour lui montrer que la vérité est aussi simple qu'un baiser, qu'il suffit de faire ce pas, décisif, qui sépare l'avant de l'après. Il sent le gin et la cigarette, le mélange de tous ces parfums qu'il a apporté avec lui de cette foule qui s'agite sous vos pieds, mais tu t'en fous, tes yeux ont dérivé sur sa bouche entrouverte et tu restes silencieux, torturant ta lèvre entre tes dents, le souffle un peu erratique.  


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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Jeu 26 Fév - 20:38


T’avais vaguement entendu dire que certaines rencontres peuvent changer toute une vie, et t’avais toujours un peu dédaigné de genre de maximes à l’emporte-pièce, et pourtant t’es en train d’en prendre la mesure, sans vraiment t’en apercevoir. Il te dit que dans son monde, le prince peut très bien s’en aller avec un autre prince et il n’y a aucune gêne dans sa voix, aucune fausseté, juste le constat tranquille, une sorte d’aveu ou de suggestion, tu ne sais plus très bien. Quoi qu’il en soit, l’idée fait son chemin dans ton esprit, et elle te paraît presque palpable, pas encore évidente, mais c’est comme une serrure qui vient de se déverrouiller dans ton inconscient. Tu n’as pas encore poussé la porte, mais tu la vois maintenant, plus nette que jamais, dépoussiérée, t’appelant presque à la franchir. – Sometimes, the prince is the one who needs saving… C’est vrai après tout, les histoires parlent toujours de damoiselle en détresse, mais jamais du contraire. Tu esquisses un sourire à cette pensée. – That old tale about manhood and always being the though one. Un rire jaune s’échappe de tes lèvres. Selon tes propres idées, tu t’es auto émasculé, parce que dernièrement, tu n’as pas vraiment été le chevalier servant, celui qui brave les dangers pour secourir la princesse. Cette fois, les dangers viennent de ta propre personne, ton éducation.
Tout ça te paraît soudainement bien absurde. Il agrippe toujours fermement ton bras, en ayant voulu t’empêcher de vaciller, de retomber. Tu restes pensif, un peu hébété, face aux évènements de ce soir, ce baiser qui était de ta propre initiative et que dont essaies toujours de déterminer s’il t’a plu ou non. C’est le doute qui te tue, plus encore que l’idée. Tu ne sais pas comment te dépêtrer de cette incertitude, tu as peur de ce que tu pourrais découvrir, même si les faits sont là, sous tes yeux. Peut-être qu’une partie de toi voudrait encore demeurer dans l’illusion, mais tu ressens aussi cet étrange besoin, celui de retrouver l’îlot de sérénité que t’avait offert son contact un peu plus tôt. – My mother used to say that what doesn’t kill you makes you stronger… Tu n’sais pas pourquoi tu dis ça tout d’un coup, peut-être pour te rassurer, te convaincre que c’est mieux d’enfin faire face à la réalité, la vérité que t’u t’es trop longtemps caché. – Dunno why I said that out loud… poursuis-tu, cherchant inconsciemment à briser un silence qui te ramène, une fois de plus, à ce que tu n’as pas voulu voir jusqu’à maintenant. – Anyway. Tu le regardes se mordre la lèvre et sans que tu t’en rende compte ou que tu puisses le contrôler, une lueur nouvelle s’allume dans ton regard. Tu n’sais pas quelle heure il peut bien être, mais tu sais au moins ça : le toit de cette boîte de nuit te semble le meilleur endroit sur terre, à l’abris, comme l’autre jour dans l’écrin de verdure qui surplombait la ville. – It just struck me… I don’t even know your first name… McCreary. Remarques-tu, toujours avec ce sourire au coin des lèvres.
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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Jeu 26 Fév - 21:18
Pas de mouvement de recul, pas de fausse excuse, il reste là, à quelques centimètres de toi et le silence est lentement pousser au loin par ce tambourinement dans tes tempes, cette excitation soudaine alors qu'un rire s'échappe d'entre tes lèvres pour répondre au sien. Il y a des barrières qui s'écroulent et tu as l'impression de pouvoir faire un pas de plus vers lui, franchir cette limite qui te retient, impuissant, de l'autre côté de ses défenses. L'instant n'est peut-être que furtif, mais tu souris, tu souris à cette lueur, tremblante, mais bien là, que tu aperçois dans le fond de son regard. -  That old tale about manhood and always being the though one. - Aye, that's depressingly boring. Toutes ces histoires de princesses qu'il faut sauver, de princes inébranlables, ça n'a plus aucune saveur, ça n'en avait déjà plus quand, gamin, tu regardais le prince davantage que la princesse et grognait, à en rendre Ella cinglée, que tout ça n'était pas juste, que le prince ne devrait pas avoir à paraître aussi intouchable, que lui aussi avait le droit de trébucher et que, surtout, il n'était obligé de sauver la demoiselle qui s'était mise si délibérément en danger. Tu avais droit à plusieurs coups d'oreillers et les insultes - déjà très fleuries - de ta sœur qui affirmait que tu allais avoir besoin qu'on vienne de te sauver, toi, si tu ne la fermais pas cinq minutes.
- My mother used to say that what doesn’t kill you makes you stronger. La phrase fait son chemin dans ton esprit et tu ne peux t'empêcher d'acquiescer. Pendant longtemps tu as cru que ce n'était qu'un idiome parmi tant autres, placé là dans les mœurs de l'humanité pour lui donner une raison de ne pas céder sous le poids de la douleur, de la honte, d'un échec, d'un cœur brisé... mais tu as fini par comprendre qu'il n'y avait pas mantra plus véritable et plus efficace. Il faut se construire une armure de ses espoirs brisés, transformer ses faiblesses ou ses tares en quelque chose qui nous rend unique, à part, qui nous distingue du reste du monde. Il faut s'envelopper des vérités, même de celles qui font mal, surtout de celles là, pour que les suivantes aient moins d'impact, qu'elles finissent par s'essouffler, jusqu'à ce que l'on accepte, que l'on s'accepte, et que la vie devienne un peu plus facile à parcourir.  - Dunno why I said that out loud… - She was right. Ye either fall or ye make one hell of a jump out of it. Ton pouce caresse son coude à travers la veste pendant que tu tentes de maîtriser ta respiration qui se fait de moins en moins régulière, éprouvée par ta volonté de ne pas agir impulsivement, mais ce n'est tellement pas toi que ladite volonté s'effrite à une vitesse grandissante. Tu n'es pas homme à taire tes désirs et tu n'attends pas souvent la permission de les contenter. - I don’t even know your first name… McCreary - Well, I'm pretty impressed ye remember the one I told ye. Ce sourire qu'il arbore, un peu mutin, te fait complètement oublier cette inhabituelle retenue que tu t'imposes depuis un petit moment. La pression de ta main sur son bras se relâche, pour qu'elle puisse glisser, lentement, jusque sur son épaule, jusqu'à ce que tes doigts froids rencontrent la peau à la naissance de son cou. - It's Jamie. Souffles-tu contre ses lèvres avant d'y déposer les tiennes, maudissant intérieurement ta blessure qui t'empêche de passer un bras dans son dos pour pouvoir le serrer contre toi.

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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Jeu 26 Fév - 22:07


Sa réplique ne se fait pas attendre, et elle t’arrache un léger rire. – Aye, it’s depressingly boring. Son accent chante à tes oreilles, même si en soi tu n’y trouves rien de particulièrement agréable, c’est ce qui fait de lui, quelqu’un de spécial, qui se détache de cette foule d’anonymes. C’est aussi bête que ça, mais il ne porte pas juste les sonorité de son Ecosse tant aimée dans sa voix, c’est un peu sa marque de fabrique, son atout, ce qui donne à son personnage les reliefs et les couleurs qui font tant défauts aux autres, toi compris. Tu sens sa respiration s’affoler, tout près de toi, erratique, sa main quitter ton bras pour aller effleurer du bout des doigts la peau de ton cou. Etrangement, tu ne cherches pas à te dégager ni à le repousser, mais tu te sens empoté, comme si tu ne savais plus faire ces gestes, donner de la tendresse à quelqu’un d’autre. Il te faut quelques secondes pour réagir, mais c’est comme si tu avais activé le mode pilote automatique, tu ne réfléchis pas, tu n’es même pas sûr d’avoir conscience de tes propres réactions. Bien vite, le naturel reprend le dessus, malgré le fait que, pour une fois, ça ne soit pas l’odeur doucement fruitée d’une femme, mais bel et bien celle qui t’avais déjà plu dans ce taxi, quelques jours plus tôt. Tu ne prêtes plus attention aux mots qu’il prononce en écho aux tiens, à cet adage cher à ta mère mais que tu semblais avoir oublié. Il murmure contre tes lèvres, ce prénom que tu ne connaissais pas et que, obnubilé par ta petite personne, tu n’as pas pensé à lui demander. – I’m pretty impressed ye remember the one I told ye. Taquine-t-il avec ce ton mutin qui le caractérise. – Jamie. Tu répètes machinalement, comme pour t’approprier l’information, les contours de cette identité. Un frisson parcours ta colone vertébrale lorsque cette fois, tu vas chercher le contact de sa peau contre la tienne, à la base du cou, brièvement, sans oser tout à fait. Cette fois tu ne t’écartes pas lorsque vos lèvres se rencontrent, tu te laisses porter, bercer par cette douce sensation, cette chaleur qui t’enveloppe et te protège. Et puis petit à petit, l’assurance revient, tu retrouves le chemin, le mode d’emploi ; tu réponds à son avance, les yeux fermés, pour mieux déguster, immortaliser cette ivresse d’une nouvelle sorte qui s’empare de toi, t’électrise. Tu passes, presqu’instinctivement, une main sur son épaule blessée, sous le tissu qui la maintient en écharpe. Tu restes immobile, ta paume sur ce que tu devines être la blessure. – Does it hurt ? Demandes-tu doucement.
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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Ven 27 Fév - 0:47

- Jamie. Tu aimes étrangement la façon dont ton prénom roule sur ses lèvres, cet accent sans fioriture, si différent du tien, et qui sonne terriblement juste. Tu ignores encore à quel point tu vas chérir le son de sa voix, ce timbre grave, un peu cassé, comment pourrais-tu le savoir, tu ne réponds là qu'à un désir primaire, viscéral, qui t'a poussé vers lui dès les premiers échos de ses confidences. Tu sens qu'il cherche, qu'il essaie de comprendre, pas gauche mais non-initié à cet échange purement masculin, un long frisson te parcourt alors que ses mains frôlent ta peau avant de s'y poser, enfin. Il ne tâtonne pas bien longtemps et sa soudaine assurance t'arrache un sourire de contentement. Ta paume abandonne sa nuque et va se poser dans le bas de son dos, le pressant à se rapprocher de toi. Tu n'avais pas réalisé à quel point tu avais envie de faire ça depuis votre rencontre. Tu avais bien senti cette attirance, ce 'truc' qui te tirait vers lui, qui faisait qu'il restait, à l'arrière de ton crâne, avec ses doutes puis ses sales manières, cet air un peu paumé quand l'aube vous a séparé. Tu te trouves soudainement démuni lorsqu'il interrompt votre baiser. - Does it hurt ? Tu poses ton front sur le sien, pour garder un contact, pour sentir son souffle caresser ta peau. Tu oses à peine rouvrir les yeux, comme si l'instant pouvait s'évaporer. Ce contact, sur ta blessure, il est étonnamment apaisant, même s'il ne calme en rien cette envie presque irrépressible de capturer à nouveau ses lèvres, de t'enivrer de sa présence, dans cet étrange corps à corps que vous offrez à la nuit. - Nah, not really, not anymore. Lâches-tu finalement avec un sourire dans la voix, retrouvant ton souffle. Tu mens, c'est toujours douloureux, oui, mais tu ne veux pas le dire, tu ne veux pas qu'il recule, de peur de te faire mal ou juste pour avoir une excuse. - But my sister would kill me if I even think of removing it before the doc says so. Tu ne t'étales pas davantage et dépose un baiser au coin de sa bouche, plus doucement, tu essaies de faire durer le plaisir, t'aventurant sur sa joue, la ligne de sa mâchoire, son cou, pour découvrir les saveurs de sa peau, pour ne pas céder sous les pulsions qui te traversent de part en part. Tu arrêtes une seconde, comme pour t'assurer de son consentement, et, du bout des lèvres, reviens sur les siennes.


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MessageSujet: Re: just give me a reason (jamie)   Ven 27 Fév - 9:20

Front contre front, son souffle caressant ta peau, tout te semble si facile, si clair, tu es dans le tourbillon, rien ne peut plus t’atteindre et tu te sens bien, encore loin de mesurer l’impact de cette rencontre née du hasard, d’imaginer cette place qu’il est en train de se faire dans ta vie, dans ton cœur que tu avais laissé agoniser après la mort de Molly. – Nah, not really, not anymore. Te dit-il, un sourire dans la voix, un peu polisson, pas vraiment complètement convainquant, mais tu sembles ne pas disposé à laisser ce léger soupçon se mettre entre vous. Tu ne réagis pas, l’esprit trop emmêlé dans ces découvertes que tu fais, cette quête de toi-même qui s’est initiée sans que tu ne la planifies, sans que tu n’aies rien prévu. C’est la beauté de la chose aussi, parce que vos deux êtres, maltraités chacun à leur façon, se retrouvent dans le creux de la nuit et se réfugient dans ce moment salvateur. – But my sister would kill me if I even think of removing it before the doc says so. Tu savoures une nouvelle fois l’étreinte, l’invitation de sa main dans le bas de ton dos, qui t’attire doucement vers lui, plus étroitement encore. Ton instinct agit à ta place, et tu sens tes muscles se relâcher lorsqu’il parcourt ta peau, la ligne de ta mâchoire, de baisers délicats, comme s’il avait peur de t’effrayer, peur que tu prennes la fuite, que tu te braques de nouveau, brisant la magie du moment, la douceur de votre tendre péché dans la nuit. Tu ne dis pas un mots, pas besoin de parler pour comprendre sa demande silencieuse, l’attente informulée de ton consentement. Tu sens dans son geste qui capture tes lèvres, la fièvre d’un désir qui ne peut plus être contenu, qui semble bouillonner depuis trop longtemps, cette tempête que tu aurais provoquée. Tu cesses de prêter attention à ce grondement là, dans tes entrailles, qui ne s’est jamais vraiment calmé depuis trop longtemps pour que tu t’en souviennes et qui s’est accentué depuis que tu as pris place à l’arrière de son taxi. Tu confirmes sans paroles, cédant aux appels de cette fougue qui prend le dessus sur lui, qui s’éveille timidement en toi. Tu vas poser tes mains sur ses hanches, faisant un pas vers lui, retrouvant ainsi la chaleur qu’il t’avait donnée tout à l’heure, dans un élan de compassion. Tu cherches la peau, chaude et satinée sous son tee-shirt, à la bordure de cette ceinture qui retient son pantalon. Tu fais glisser tes doigts sur son corps finement sculpté, explorant chaque parcelle, chaque centimètre carré, pendant que tu te laisses aller à ce baiser que, sans aucun doute, tu apprécies au moins autant que lui.
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